mardi 26 avril 2011

L'immigration:l'incohérence française

Bien sûr, dans la crise de Lampedusa, chacun peut fort légitimement être choqué par l’attitude du gouvernement italien qui ne semble envisager, comme solution au débarquement rapide et massif (bien que, par comparaison aux flux globaux, numériquement « relativement » faible…) d’immigrés clandestins tunisiens sur son sol, que le fait de se délester du problème sur son voisin français.
D’un point de vue « identitaire » comme « européen », cette « panico generale » du gouvernement berlusconio-leganordien est incontestablement éminemment condamnable.
Pour autant, face à elle, les rodomontades « frontiéristes » de Nicolas Sarkozy, via son porte-flingue électoraliste Claude Guéant, n’apparaissent guère plus efficientes ni défendables, bien au contraire.
Une l’analyse un tant soit peu dépassionnée fait rapidement apparaître le triste constat suivant : égoïsme national (de circonstance), politique à courte vue, déclarations démagogiques, stratégies électoralistes et incohérence générale prévalent de la même façon des deux côtés des alpes.
Côté français, c’est surtout l’incohérence absolue qui domine de façon tout particulièrement éclatante le psychodrame de Lampedusa.
Tout d’abord, on aimerait bien que Messieurs Sarkozy et Guéant nous expliquent en quoi les 25 000 clandestins de Lampedusa sont un problème plus urgent et plus dramatique que les 200 000 autres clandestins qui arrivent tout au long de l’année dans notre beau pays par d’autre voies d’immigration.
Parce que, en cette période pré-électorale, les premiers sont plus visibles et médiatiques que les seconds ? Sans doute. Et c’est ainsi, qu’an nom de considérations de politique politicienne intérieure et dans l’optique notamment de la lutte contre la progression du Front National, le petit Nicolas, malgré son bilan absolument catastrophique en matière de gestion de l’immigration, nous rejoue Fort Alamo à Vintimille, au risque d’enterrer les derniers espoirs de solidarité européenne.
C’est pourtant aux frontières extérieures de l’Europe que se joue l’avenir de nos peuples et non dans des bisbilles picrocholines internes et des tenatives de maintenir en vie l’illusion du « souverainisme » et du possible contrôle de frontières nationales que les actuels Davy Crocket de L’Elysée et de Matignon ont passé toute leur carrière politique à démanteler.
Mille immigrés clandestins arrivant par Roissy, ça va, dix arrivant par l’Italie, bonjour les dégâts !
Ensuite on aimerait aussi beaucoup que nos gouvernants nous expliquent pourquoi il convient de se fâcher tout rouge contre nos cousins italiens au nom des 25 000 immigrés qu’ils nous envoient (il est vrai assez « lâchement »…) alors que, parallèlement, nos élites ne cessent de nous rabâcher, dans un grand concerto libéral et nihiliste (pléonasme), que la France va devoir impérativement accueillir dans les prochaines décennies plusieurs millions (sic) de nouveaux immigrés pour à la fois assurer son renouvellement démographique, pérenniser son système de retraites et relancer son développement économique (Alleluïa !).
Immigré Medef, très bien, Immigré transalpin, chagrin ?
Enfin, on aimerait également savoir comment reprocher à l’Italie d’être moins attractive que la France pour les populations immigrées quand nous nous enorgueillissons quotidiennement des merveilleux mécanismes « sociaux et sociétaux » (CMU, RSA, AME, criminalisation de la « préférence nationale »…) qui ont fait de notre pays un eldorado fantasmé pour toute la misère du monde.
Un système que personne (ou presque.. et en tout cas nullement Sarkozy et son gang…) n’entend remettre en cause, ce qui serait pourtant autrement plus cohérent et efficace pour lutter contre la submersion migratoire que le grand guignol joué aujourd’hui par quelques compagnies de gendarmes à la frontière italienne…
Xavier Eman



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14 avril 2011

Chasse aux pauvres dans les centres-villes!

Comme elle a bon et large dos la lutte contre la « pollution » !
Ainsi, afin, nous dit-on, d’améliorer la « qualité de l’air » dans les grandes agglomérations, les "Zapa" (Zones d'actions prioritaires pour l'air), nées du grand barnum du Grenelle de l'environnement, seront bientôt des zones urbaines « centrales » interdites aux véhicules les plus polluants.
Sans surprise, les véhicules considérés comme les plus polluants sont les plus anciens : voitures datant d'avant le 30 septembre 1997 et deux-roues datant d'avant le 30 juin 2004.
Ces mesures « environnementalistes » reviennent donc à interdire de circulation en centre-ville toutes les personnes n’ayant pas les moyens de s’acheter de véhicule récent ou neuf, ainsi que les quelques réfractaires par principe à la loi du renouvellement obligatoire des biens qui estiment sottement que tant qu’une voiture remplit son rôle de transport d’un point A à un point B, il est inutile de la changer ou de la remplacer.
Ne parlons pas des amateurs de véhicules de collection et autres gardiens du « patrimoine automobile » qui se voient eux aussi rejetées hors de nos villes au profit des derniers modèles « suréquipés » des différents constructeurs (la climatisation, par exemple, présente de série sur tous les modèles récents, est indiscutablement une grande avancée environnementale…)
Bref, seront punis tous ceux qui ne consomment pas assez et pas assez bien, ce qui ne manque pas de sel pour une mesure prétendument écologique mais qui, de tout évidence, à surtout pour but et vocation de relancer l'achat de véhicules neufs qui a nettement ralenti à la suite de l'abandon de la prime à la casse fin 2010.
L’accroissement du productivisme comme réponse à la pollution, il fallait y penser !

Si l’on suit la logique de ce nouveau gadget législatif, le gigantesque et flambant neuf 4x4 Bmw de 250 chevaux  utilisé pour faire les courses de Madame à Fauchon Madeleine ne pose aucun problème pour l’environnement urbain à la différence de la vieille Peugeot 205 trois portes utilisée par le prolo pour se rendre au travail depuis la lointaine banlieue où l’a exilé la spéculation immobilière parisienne !

C’est pas beau et grand l’écologie version Sarkozy ?

Xavier Eman
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05 avril 2011

Voltaire à l’UMP

Avouons-le d’emblée, la scène, que tout internaute connaît d’ores et déjà par cœur, est sublime dans son genre. Voici Lefebvre assis à une table en train de dédicacer son livre à la vingtième journée du livre politique qui se tenait le 3 avril à l’Assemblée nationale. Un journaliste du Figaro armé d’une caméra lui demande quel est le livre qui l’a le plus marqué jusqu’à présent. « Sans doute, Zadig et Voltaire », répond Frédéric Lefebvre avant de décocher un petit sourire satisfait. Le c.... On imagine son communiquant personnel en train de s’arracher les cheveux. Depuis quelques semaines en effet, celui-ci essayait de redresser l’image désastreuse de l’ancien porte-parole du gouvernement qui, accumulant les bévues et les vulgarités, était en passe de devenir le symbole du nouvel homme politique de l’ère Sarkozy, inculte, arrogant, incompétent. Un livre (Le mieux est l’ami du bien) et une vidéo l’exhibant en intello à cheveux longs en train de taper trois lettres à son ordinateur allaient changer tout cela.
C’était sans compter les ressources du bonhomme. Lefebvre, et il faut lui en être reconnaissant, est la preuve vivante des limites de la communication. Vous pouvez maquiller un âne en pur-sang, il continuera à braire.
Certes, la réponse de notre intello est le pompon de la vidéo du Figaro. Le reste est pourtant tout aussi savoureux, et jette une petite lumière sur les nouvelles mœurs de notre classe politique. La même question est posée à Hervé Mariton, député de la drome. Il réfléchit avant de balancer Belle du Seigneur, le livre favori du chef, « un livre très épais mais très chaleureux ». Très épais mais très chaleureux… On se pince. En verve, il ajoute Un cœur simple de Flaubert, « un petit ouvrage très simple (pardi), très clair, très net, très efficace ». Deuxième question du journaliste : Quel livre êtes-vous en train de lire en ce moment ? Monsieur le député de la drome prend une mine inspirée et une voix précieuse d’écrivain du quartier latin qui rend la prestation encore plus ridicule. « Alors, quel livre est-ce que je suis en train de lire en ce moment… (silence)… bonne question… (silence)… je n’ai pas de livre en ce moment, ouvert, honte à moi ». Même question à Jean-Pierre Soisson, la vieille girouette que l’on croyait enterrée depuis longtemps. « Le dernier livre que j’ai lu qui ne soit pas de moi ? (à savourer sans modération, monsieur Soisson lit ses livres) je relis des grands classiques, je relis sans cesse Stendhal, des choses comme ça ». Traduction : je ne lis rien du tout et je m’en sors par une pirouette de bonimenteur. Même question à l’amoureux de Zadig et Voltaire. « J’en lis un en ce moment qui est passionnant, qui est le livre de l’intégrale des chansons de Gainsbourg ». Les chansons de Gainsbourg. Love on the beat. Les histoires de prout. Va savoir pourquoi, soudain on le croit.
Evidemment, le problème, c’est de savoir ce que l’on peut attendre d’un homme politique qui ne lit rien, qui est inculte comme un gamin de 5e, est qui est par conséquent incapable d’une analyse en profondeur des choses. Réponse : une politique à court terme, d’intérêt immédiat, de gestion comptable, d’efficacité pragmatique, sans aucune vision du monde, la politique de Sarkozy. Loin d’être anecdotique, cette vidéo nous plonge au cœur du désastre. Ce sera du reste aux historiens de l’avenir d’expliquer comment un pays comme la France (le pays de Zadig et Voltaire) a pu, en une génération, se doter d’un personnel politique d’une telle médiocrité.

Julien Jauffret

30 mars 2011

Prends ça dans ta gueule Mouammar !

Après le pogrom anti-serbes, le génocide irakien et l’embourbement tragique en Afghanistan, on pouvait penser que le bombardement citoyen et la frappe chirurgicalement démocratique auraient un peu moins bonne presse.
Il n’en est rien.
Le français et ses porte-voix médiatiques semblent toujours aussi fiers et contents de jouer les croisés du Bien et de la Liberté. Par petits soldats interposés bien sûr.
Ayant décidés, une fois pour toute, grâce aux fines analyses géopolitiques de TF1 et en se basant sur des éléments indiscutables dont on attend encore l’énumération mais dont on est convaincu de l’existence, que les insurgés sont les « gentils », sorte d’exotiques sans culottes assoiffés de suffrage universel et d’égalité devant le supermarché, tandis que les sbires de Khadafi, l’ex squatteur des jardins de l’Elysée, ne sont pour leur part qu’un ramassis de nazis orientaux, cruels et cupides, le français s’enorgueillit donc d’entendre tous les soirs au 20 heures, en attendant Carré VIP, le récit des exploits de nos beaux Rafales hors de prix dézinguant à tout va les antiques chars d’assaut du fou sanguinaire de Tripoli dont l’ignominie viscérale a mis plus de 40 ans à apparaître clairement aux yeux de nos perspicaces et sourcilleux gouvernants.
Et tant pis si quelques uns de ces fameux civils que nous sommes venus « protéger » font les frais définitifs de cette belle démonstration de puissance occidentaliste. On ne fait pas de belle omelette démocratico-libérale sans casser une poignée d’œufs !
Ils ont déjà bien de la chance qu’on vienne leur apporter clefs en mains notre mirifique système égalitaro-républicain, depuis le temps qu’ils enviaient le sort des bienheureux irakiens arrachés  aux chaînes saddamites par les missiles à têtes chercheuses du monde libre, ils ne vont pas se plaindre en plus, ces ingrats !
Sur sa grande lancée émancipatrice, Nicolas Sarkozy pourrait d’ailleurs peut-être suggérer à nos fiers chasseurs de combats de prolonger un peu leur vol afin de frapper la junte Birmane qui persécute et assassine la minorité Karen depuis plus de 40 ans… Ha mais non… là, il semblerait que Total ait posé son veto.

Xavier Eman
15:55 Publié dans le Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

29 mars 2011

Une France tremblotante et frileuse ?

Le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) que préoccupent fort les tragédies du continent africain, a déclenché un tsunami dans la nurserie où l’on s’efforce de transformer en canards sans tête, confits dans le saindoux du prêt à penser, les héritiers de Voltaire, Guitry, Desproges et Coluche.

Les églises se vident mais d’autres s’emplissent de grenouilles de bénitier que les nouveaux dévots de la bien pensance engraissent à la guimauve du conformisme le plus abyssalement débile. Certains ont dit de la France qu’elle était moisie. Je dirais plutôt que tremblotante et frileuse, elle se couvre de lois et d’interdits comme les vieillards se couvrent de petites laines. L’air y devient aussi lourd que dans une caserne et gare à ceux qui feraient mine d’endosser un uniforme de fantaisie. On ne les enverrait pas aux galères – les nôtres, à propulsion nucléaire ayant souvent du mal à démarrer - mais peut être bien qu’en punition, on leur donnerait à recopier cent fois les 30 pages de Stéphane Hessel
la suite sur atlantico.fr

25 mars 2011

Après la gauche « oui-oui’, la droite « ni-ni »

On prend les mêmes (scénarii) et on recommence. Souvenons-nous d’un certain « 21-avril » qui fit trembler le Landerneau politico-médiatique le temps d’une présidentielle qui se solda par la victoire africaine (ou soviétique), sans gloire, ni surprise de celui que l’on appelait à l’époque « Super-Menteur » (qualificatif qui lui vaut une place comme prévenu aujourd’hui, devant le tribunal correctionnel de Paris). Du plus haut niveau de l’Etat où la cacophonie tient lieu de stratégie, jusque dans les états-majors des partis, en passant par les traverses du Parlement, le même mot d’ordre lancé à la face des crétins d’électeurs : pas d’appel à voter pour le FN ! Mais, parce qu’un clown ne serait pas aussi comique sans son nez rouge, pas d’appel non plus à voter pour un « Front républicain » exhumé des vieilleries gauchistes pour l’occasion. Pour mémoire, cette « tactique » hautement démocratique consiste, en cas de triangulaire ou duel d’un parti du Système (UMP, PS, PC-Front de gauche, Verts) avec le parti lepéniste, soit se désister en faveur du parti le mieux placé et à faire reporter ses voix sur lui, soit à appeler les électeurs à « faire barrage au front national », selon une formule con(sacrée) et éculée, en votant pour le candidat restant.

08 mars 2011

Les phalanges de l’Ordre Moral

A l’occasion de la « journée de la femme », étrange concept qui ne peut manquer de faire penser à la « journée du handicap » où à celle de la mucoviscidose, tous les médias claironnent la sombre nouvelle : 15 000 mineures avortent chaque année en France.
En évoquant ce chiffre, les trémolos encombrent la voix des journalistes qu’on ne savait pas si sensibles à la terrible tragédie qu’est un avortement. On avait même crû comprendre que l’IVG était une formidable « avancée sociétale », une extraordinaire « libération » qu’il fallait farouchement défendre et même promouvoir.
Mais, apparemment, vérité au-delà de 18 ans ne l’est pas en deçà… A contrario des 245 000 avortements annuels de leurs aînées, qui sont la sereine expression d’une société joyeusement émancipée des diktats moraux et religieux, les 15 000 avortements de mineures sont donc un drame épouvantable qui révèle un inquiétant « déficit d’information » concernant la sexualité et la contraception. A en croire les « spécialistes », ces 15 000 IVG jettent en réalité une lumière particulièrement crue sur les non-dits, les frilosités et les pudeurs de notre système social et éducatif en matière de sexualité. En bref, ces 15 000 avortements sont 15 000 victimes des survivances de l’Ordre Moral qui maintient une partie de notre belle jeunesse dans les rets d’un obscurantisme anachronique et pudibond.
Ce puritanisme larvé de notre société vous avez échappé ? Vous n’aviez pas noté « l’insuffisance informative » des cours d’éducation sexuelle dispensés dès la maternelle ni la « déficience explicative » des distributeurs de préservatifs répandus dans les cours de récréation des établissements scolaires ? Vous n’aviez pas plus remarqué les « terribles silences » entourant la question sexuelle dans les magazines, films et programmes télévisés destinés à la jeunesse ?
Et bien c’est que vous n’êtes pas un « spécialiste », l’un de ces doctes et courageux pédagogues bien décidés à affronter tous les périls pour permettre à nos adolescents de baiser sans risque et sans conséquence. Vous, vous n’êtes pas loin d’être un vieux con, même si vous n’êtes que trentenaire. Les années importent peu quand le virus réactionnaire a contaminé l’esprit et le sang.
En vous poussant un petit peu, on découvrirait sans doute que, plutôt que d’accroître encore davantage les facilités d’accès aux divers modes de contraception, vous souhaiteriez qu’on explique aux gosses que le sexe n’est pas un loisir comme un autre, une gymnastique ludique sans implication, mais qu’il peut induire des conséquences et des devoirs et nécessite donc une certaine maturité. Ne reculant devant aucune abjection, vous pensez même – avouez-le !- qu’une maternité précoce n’est pas forcément ni obligatoirement une épouvantable catastrophe ruinant l’existence des parents et de l’enfant et qu’elle peut même être une extraordinaire ouverture sur une existence certes différente de celle de la masse mais riche d’une autre lumière.
En fait, absurde gargouille ringarde et dépassée, vous aimeriez qu’on parle un peu plus d’amour, de responsabilité, de famille et de vie et un peu moins de pilules, qu’elles soient de la veille ou du lendemain, de capotes, de planning, familial ou copulatoire, de stérilets et de spermicides…
Honte à vous.

Xavier Eman
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16 février 2011

La France black, blanc peur

Le virus de la peur est un véritable SIDA mental qui tétanise nos contemporains comme nos dirigeants. Ces derniers, incapables d’assumer des fonctions régaliennes qu’ils ont aliénées entre des mains supranationales, donc politiquement (c’est-à-dire, démocratiquement irresponsables), accourent telles des nounous pour donner le sein de leur impuissance publique à des gouvernées complètement amollis par des années de consumérisme hédoniste et d’assistanat généralisé. Les averses de neige sur la France de décembre 2010 ont démontré à l’envi, l’inanité du principe de précaution, autant que l’immaturité d’un peuple qui a la mémoire bien courte et les réflexes anémiés. Le premier a fait la preuve de sa totale inefficacité face à un phénomène climatique, certes intense mais, somme toute, guère surprenant en cette saison.

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10 février 2011

La sexualité du troisième âge

sexe.jpgEmission, dimanche soir, sur la vie sexuelle des vieux. Je ne suis pas beaucoup versé dans les diableries mais s’il y a bien un sujet qui tendrait à prouver que le monde moderne est véritablement diabolique, c’est bien la vie sexuelle des vieux. Voici ce que l’on pouvait voir sur une chaîne publique de la télévision française en 2011. Une vieille dame de 77 ans avec sa fille en visite dans un sex-shop, se choisit un godemiché à dix vitesses pour vivre pleinement sa sexualité. Le vendeur à museau de porc montre un produit en forme de sexe : « celui-ci rencontre un grand succès chez les plus de soixante ans ». D’après lui, un quart de sa clientèle est constituée de cette classe d’âge. « Il faut briser les tabous, c’est ça être moderne », confie la vénérable dame. Une autre vieille, qui a pourtant des enfants et des petits-enfants, raconte qu’elle fait des piqûres sur la verge de son époux pour que celui-ci puisse l’honorer, ou plutôt la déshonorer dans ce cas précis. Le vieux, assis à côté d’elle, raconte, hilare, qu’après la première piqûre, il s’est senti renaître et l’a « honorée » sur l’évier de la salle de bains.

06 février 2011

Ramdam aux Barbaresques


Ce qui est effarant dans notre monde orwelien c’est l’uniformité dont on sait, depuis Talleyrand, qu’il engendre l’ennui. Les médias télévisuels et radiophoniques rivalisent de reportages sensationnalistes et nous montrent, qui une Tunisie en train d’accéder à une hypothétique démocratie à l’européenne, qui une Egypte peinant à extirper son épine moubaresque. Quand à la presse écrite elle nous gratifie à longueur de pages de doctes analyses expertologiques aussi mal inspirées les unes que les autres, toutes reposant implicitement sur un postulat semblable : la démocratie (forcément) émancipatrice comme condition du bonheur universel. Le discours est inlassablement le même, sans recul, ni profondeur de champ. Une actualité chassant l’autre, la Tunisie est un temps relégué aux oubliettes des pyramides égyptiennes alors que la Côte d’Ivoire est traitée de façon simpliste comme la « Belgique » de l’Afrique noire.

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