mardi 17 mai 2011

e Tunisie : L’impérative réforme de la police Bassam Bounenni | May 16, 2011 | 16 comments Par Bassam Bounenni. Ne tournons pas autour du pot : la police tunisienne nécessite un balayage. C’est un vaste chantier qui doit s’ouvrir dans le cadre de l’édifice de l’Etat de droit et des institutions. Tourner la page, en évitant de faire la lumière sur plusieurs décennies d’abus, d’excès et de dérives portera un coup fatal au processus de normalisation entre l’appareil sécuritaire et les citoyens. La Tunisie de Ben Ali n’était pas uniquement mafieuse mais aussi et surtout policière. On avance le chiffre de 150 mille policiers pour une population frôlant les 11 millions d’habitants. Sans compter les indics et autres subordonnés. Jouissant d’une impunité absolue, les services de sécurité, auteurs d’abus de pouvoir et d’atrocités, échappaient régulièrement à toute forme de sanction. Changement, dites-vous ? Depuis le 14 janvier, les gouvernements transitoires successifs ont manqué de fermeté voire de volonté pour réformer cet appareil très contesté. Hormis la dissolution de la police politique et la suspension de dizaines de hauts gradés, aucune personne n’a été poursuivie en justice pour le bain de sang commis au cours de la Révolution. Pis, tout laisse à croire que les différents services du ministère de l’Intérieur n’ont toujours pas abandonné leurs vieilles pratiques. Ainsi, a-t-on enregistré la répression de plusieurs manifestations, l’agression de journalistes, des accusations de torture et de viol – comme dans le cas présumé du jeune Oussama Achouri -. Pourtant, des milliers d’agents sont descendus, aux les premières heures ayant suivi la chute de Zine El Abidine Ben Ali, dans les rues pour crier haut et fort leur désolidarisation avec le régime déchu, promettant au peuple de meilleurs lendemains. “Plus jamais ça”, scandaient-ils. Une RSS Mais, les bonnes intentions pourraient-elles suffire pour que l’appareil sécuritaire puisse surmonter les vieux dossiers ? Dans les phases de transition, plusieurs Etats ont opté pour la Réforme du système de sécurité (RSS). Fondée sur des principes précis, à savoir la responsabilisation, la transparence, l’égalité, la protection des civils, les normes démocratiques et le respect des droits humains, cette formule vise, à long terme, à faire de la sécurité un domaine de droit et une garantie pour une citoyenneté responsable. Cela étant, le concept de “sécurité” ne concerne pas simplement les institutions centrales, mais s’étend aux tribunaux, au système pénitentiaire ainsi qu’aux organes de contrôle civil, tels que le parlement. La RSS devient, alors, la pierre angulaire de la bonne gouvernance. Certains pays ont même dépassé le concept de réformé pour parler de transformation des services de sécurité. En Afrique du Sud, la police avait pour mission de défendre le système politique de l’apartheid qui assurait la domination blanche, contre les mouvements de libération de la majorité noire. Mais avec la fin de l’apartheid et les premières élections démocratiques de 1994, le principe de transformation a mené la police à faire de la sécurité de la population et de la protection des libertés sa préoccupation primordiale. Fin de l’impunité Tout cela pour dire que pour promouvoir la bonne gouvernance et la primauté du droit et le respect des droits de l’Homme, il est essentiel de mettre en place un système de sécurité efficace et responsable ainsi qu’un système de justice impartial et accessible dans un Etat fragile, des suites de plusieurs décennies d’autoritarisme. Mais, avant cela, force serait de faire la lumière sur les antécédents des services de sécurité, véritable Etat dans l’Etat, voire l’Etat au sein du non-Etat. Car, l’impunité ne ferait qu’attiser les tensions entre la police et les citoyens. “Non à la chasse aux sorcières”, avertissent certains. Mais, pour d’autres, il s’agit de panser des plaies. De chercher justice. Il y va, d’ailleurs, dans l’intérêt des services de sécurité. Car, ce que retiendront les annales de l’Etat policier de Ben Ali n’est pas des moindres. L’alibi du vide sécuritaire Toutefois, cette œuvre est semée d’embuches. Des caciques de Ben Ali sont toujours influents ou jouissent de l’indifférence des différentes instances d’investigation. Ajoutons à cela le rôle douteux des médias qui banalisent, d’une part, les crimes commis par la police contre le peuple tunisien, et brandissent, d’une autre part, la menace exagérée du vide sécuritaire. Les partis politiques n’étant pas impliqués dans la restructuration de l’appareil sécuritaire, contribuent, quant à eux, à la dépolitisation du dossier. Pourtant, il s’agit bel et bien d’une question cruciale pour la consolidation de vraies et solides pratiques démocratiques. L’aboutissement de la Révolution tunisienne passe, donc, inévitablement par un processus juridictionnel, afin de juger les criminels de la police à leur juste valeur, sans concessions, ni surenchères. Et, partant, reconfigurer la doctrine de l’appareil, dans le strict respect des principes fondamentaux de l’Etat de droit et des institutions. Related Posts Dégage ! Thamma Atraf ! Oussama Achouri répond au communiqué du ministère de l’intérieur La police menace Abdellatif Bouhjila Trop beau pour être vrai… “Restes” de l’ancien régime ou “Restes” de la révolution? Topics Politique • Tunisie 2011 Tags 14 Janvier, A la Une, Election, Français, Police, Réforme, Transition If you enjoyed this article, subscribe to Manchour Newsletter to receive more content just like it. Subscribe via RSS Feed Your information will not be shared. Ever. Comments (16) Trackback URL | Flux RSS des commentaires Rafik Zakar says: 16/05/2011 at 3:51 pm il y a aussi beaucoup de tunisiens citoyens qui doivent etres severement punis reply Peritotime says: 17/05/2011 at 10:58 am Sans même aller jusqu’à la prison. Une large part de la police devrait être mise à la porte. Bien sûr cela créerait des chômeurs et donc aussi pas mal de voleurs. Mais pour la sécurité pubique, il vaut mieux que les gens à problèmes soient sans uniformes et laissent travailler ceux qui en ont envie. reply Rafik Zakar says: 16/05/2011 at 3:51 pm il y a aussi beaucoup de tunisiens citoyens qui doivent etres severement punis reply A tunisian patriot says: 16/05/2011 at 5:59 pm Le droit d’être toi-même Le droit d’être toi-même Tu as le droit d’exprimer tes propres idées Et de penser, Le droit de dénoncer l’injustice De récrire l’histoire des révisionnistes, Et à lire la poésie engagée De composer n’importe quelle mélodie Et de scander pour la justice et la liberté Oui, tu as le droit de t’associer avec n’importe qui Le droit de protester Contre n’importe quelle tyrannie, Et d’abolir l’état policier De lutter pour ta dignité Et d’être fier de ton identité… «Le caractère de l’intérieur qui détermine La personne mais pas son aspect extérieur» reply voltaire says: 16/05/2011 at 6:40 pm La police dans un pays est l’image du régime politique dudit pays…Ses options sont celles du pouvoir en place et ses méthodes s’inspirent de ses méthodes…Sa réforme est par conséquent intimement liée à la réforme de ce gouvernement…Une révolution qui ne touche pas les structures policières,l’organisation administrative et les modes de gestion socio-économiques n’est qu’un soulèvement sans lendemain…Qu’en est-il de chez nous?A vous de juger!…Toutefois,il importe de préciser qu’une révolution est de loin plus radicale que la réforme et que celui qui aspire à une révolution ne se contente pas d’une réforme reply justice says: 16/05/2011 at 10:59 pm .Excellent article…aucun changement positif ne s’operera en tunisie sans la restructuration de cet appareil repressif composé de quelques centaines de malfrats et sanguinaires reply www.nawaat.org says: 16/05/2011 at 6:15 pm RETRIEVEL says IL FAUT BALAYER L’APPAREIL DE LA POLICE ces le Min. de l’Interieure et les RCDSt qui-ils chasseront le peuple et F.Errajhi . et le plus dangereux les nouveaux islmistes qu-ils paye pour arrive’ au pouvoir comme sauveur apres le choas . ENNAHDA fait un coupie de Ayatollah Komeini qui as vole’ la REVOLUTION iranien . ENNAHDA et la police RCDst et autre PRO Trabelsi profite de ces chaos. reply Mirage2011 says: 16/05/2011 at 7:50 pm Tout a fait d’accord sur la nécessite d’un chantier de reforme de la police. Dans l’immédiat, il faut commencer par annoncer la couleur: la police de demain et les suites sur les actes d’hier. L’armée aussi doit suivre une grande reforme. Au niveau du commandement, son rôle dans la répression n’a pas été si blanc qu’on le pense. En même temps elle est sous équipe et manque d’un rôle clair dans la Tunisie de demain: modèle turque? Quelle séparation du pouvoir? Etc. reply Heythem Slatnia says: 16/05/2011 at 8:22 pm @ Voltaire ; Bien visé . J’Ai publié un article de ce genre quand farhat rajhi a excersé ces fonctions au sein de ce ministére . l’exclusion n’est pas la solution avec ce régime policier malgré la haine que porte pour eux en particulier les big tétes … mais il faudrait un recyclage à grande echelle pour l’ensemble du systéme policier … reply sahli says: 16/05/2011 at 8:58 pm en egypte tous les tortionaire sont apelé par la justice nous les flics pourris ont pas changer leur habitude , les snipers sont porté disparue ,les politique de l ancien regime se refont une santé financiere en se faisant subventionné les diferent parti qu il cree comme si de rien etait il ont toujours leur belles maison et apartement accorder par credit jamais soldé et la douane j en parle pas eux c comme la bourse il peut y avoir une guerre ou bien meme la famine la douane au meme titre que la bourse tourne toujour donc entendant nous bien la corruption n a pas dit sont dernier mot reply www.nawaat.org says: 16/05/2011 at 9:47 pm says Excellent article…aucun changement positif ne s’operera en tunisie sans la restructuration de cet appareil repressif composé de quelques centaines de malfrats et sanguinaires. reply www.nawaat.org says: 16/05/2011 at 9:58 pm justice says Excellent article…aucun changement positif ne s’operera en tunisie sans la restructuration de cet appareil repressif composé de quelques centaines de malfrats et sanguinaires. reply Bernard Gadoua says: 16/05/2011 at 11:30 pm La prise de possession d’une maison ne se limite pas à franchir le seuil de la porte. Il faut y faire un grand ménage afin de bien s’y installer! reply www.nawaat.org says: 17/05/2011 at 2:00 am Lamia says Voila un lien vers un autre excellent article sur le sujet http://www.sentinelle-tunisie.com/societe/item/tunisie-lappareil-securitaire-est-il-une-des-clefs-de-la-sortie-de-crise reply fabiie says: 17/05/2011 at 3:27 pm les flics sont des voyoux,il faut en juger quelques uns pour faire peur aux autres.La police ne s ameliorera pas si on ne juge pas les plus pourris. reply fabiie says: 17/05/2011 at 3:35 pm La justice instruit les dossiers pour juger dans la legalite.Assez d instruction,le peuple reclame le jugement des responsables pourris.Personne n a ete juge jusqu a maintenant.le peuple reclame du sang…..on veut des sanctions,la justice doit etre plus expeditive,un criminel est un criminel,faut pas philosopher reply Écrire un commentaire Nom Email (ne sera pas publié) Site web Pour ajouter votre photo avec votre commentaire: Allez chez Gravatar. 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Tunisie : L’impérative réforme de la police

Par Bassam Bounenni.
Ne tournons pas autour du pot : la police tunisienne nécessite un balayage. C’est un vaste chantier qui doit s’ouvrir dans le cadre de l’édifice de l’Etat de droit et des institutions. Tourner la page, en évitant de faire la lumière sur plusieurs décennies d’abus, d’excès et de dérives portera un coup fatal au processus de normalisation entre l’appareil sécuritaire et les citoyens.
La Tunisie de Ben Ali n’était pas uniquement mafieuse mais aussi et surtout policière. On avance le chiffre de 150 mille policiers pour une population frôlant les 11 millions d’habitants. Sans compter les indics et autres subordonnés. Jouissant d’une impunité absolue, les services de sécurité, auteurs d’abus de pouvoir et d’atrocités, échappaient régulièrement à toute forme de sanction.
Changement, dites-vous ?
Depuis le 14 janvier, les gouvernements transitoires successifs ont manqué de fermeté voire de volonté pour réformer cet appareil très contesté. Hormis la dissolution de la police politique et la suspension de dizaines de hauts gradés, aucune personne n’a été poursuivie en justice pour le bain de sang commis au cours de la Révolution. Pis, tout laisse à croire que les différents services du ministère de l’Intérieur n’ont toujours pas abandonné leurs vieilles pratiques. Ainsi, a-t-on enregistré la répression de plusieurs manifestations, l’agression de journalistes, des accusations de torture et de viol – comme dans le cas présumé du jeune Oussama Achouri -.
Pourtant, des milliers d’agents sont descendus, aux les premières heures ayant suivi la chute de Zine El Abidine Ben Ali, dans les rues pour crier haut et fort leur désolidarisation avec le régime déchu, promettant au peuple de meilleurs lendemains. “Plus jamais ça”, scandaient-ils.
Une RSS
Mais, les bonnes intentions pourraient-elles suffire pour que l’appareil sécuritaire puisse surmonter les vieux dossiers ? Dans les phases de transition, plusieurs Etats ont opté pour la Réforme du système de sécurité (RSS). Fondée sur des principes précis, à savoir la responsabilisation, la transparence, l’égalité, la protection des civils, les normes démocratiques et le respect des droits humains, cette formule vise, à long terme, à faire de la sécurité un domaine de droit et une garantie pour une citoyenneté responsable. Cela étant, le concept de “sécurité” ne concerne pas simplement les institutions centrales, mais s’étend aux tribunaux, au système pénitentiaire ainsi qu’aux organes de contrôle civil, tels que le parlement. La RSS devient, alors, la pierre angulaire de la bonne gouvernance.
Certains pays ont même dépassé le concept de réformé pour parler de transformation des services de sécurité. En Afrique du Sud, la police avait pour mission de défendre le système politique de l’apartheid qui assurait la domination blanche, contre les mouvements de libération de la majorité noire. Mais avec la fin de l’apartheid et les premières élections démocratiques de 1994, le principe de transformation a mené la police à faire de la sécurité de la population et de la protection des libertés sa préoccupation primordiale.
Fin de l’impunité
Tout cela pour dire que pour promouvoir la bonne gouvernance et la primauté du droit et le respect des droits de l’Homme, il est essentiel de mettre en place un système de sécurité efficace et responsable ainsi qu’un système de justice impartial et accessible dans un Etat fragile, des suites de plusieurs décennies d’autoritarisme.
Mais, avant cela, force serait de faire la lumière sur les antécédents des services de sécurité, véritable Etat dans l’Etat, voire l’Etat au sein du non-Etat.
Car, l’impunité ne ferait qu’attiser les tensions entre la police et les citoyens. “Non à la chasse aux sorcières”, avertissent certains. Mais, pour d’autres, il s’agit de panser des plaies. De chercher justice. Il y va, d’ailleurs, dans l’intérêt des services de sécurité. Car, ce que retiendront les annales de l’Etat policier de Ben Ali n’est pas des moindres.
L’alibi du vide sécuritaire
Toutefois, cette œuvre est semée d’embuches. Des caciques de Ben Ali sont toujours influents ou jouissent de l’indifférence des différentes instances d’investigation. Ajoutons à cela le rôle douteux des médias qui banalisent, d’une part, les crimes commis par la police contre le peuple tunisien, et brandissent, d’une autre part, la menace exagérée du vide sécuritaire. Les partis politiques n’étant pas impliqués dans la restructuration de l’appareil sécuritaire, contribuent, quant à eux, à la dépolitisation du dossier. Pourtant, il s’agit bel et bien d’une question cruciale pour la consolidation de vraies et solides pratiques démocratiques.
L’aboutissement de la Révolution tunisienne passe, donc, inévitablement par un processus juridictionnel, afin de juger les criminels de la police à leur juste valeur, sans concessions, ni surenchères. Et, partant, reconfigurer la doctrine de l’appareil, dans le strict respect des principes fondamentaux de l’Etat de droit et des institutions.

Comments (16)

  1. Rafik Zakar says:
    il y a aussi beaucoup de tunisiens citoyens qui doivent etres severement punis
    • Peritotime says:
      Sans même aller jusqu’à la prison. Une large part de la police devrait être mise à la porte.
      Bien sûr cela créerait des chômeurs et donc aussi pas mal de voleurs.
      Mais pour la sécurité pubique, il vaut mieux que les gens à problèmes soient sans uniformes et laissent travailler ceux qui en ont envie.
  2. Rafik Zakar says:
    il y a aussi beaucoup de tunisiens citoyens qui doivent etres severement punis
  3. A tunisian patriot says:
    Le droit d’être toi-même
    Le droit d’être toi-même
    Tu as le droit d’exprimer tes propres idées
    Et de penser,
    Le droit de dénoncer l’injustice
    De récrire l’histoire des révisionnistes,
    Et à lire la poésie engagée
    De composer n’importe quelle mélodie
    Et de scander pour la justice et la liberté
    Oui, tu as le droit de t’associer avec n’importe qui
    Le droit de protester
    Contre n’importe quelle tyrannie,
    Et d’abolir l’état policier
    De lutter pour ta dignité
    Et d’être fier de ton identité…
    «Le caractère de l’intérieur qui détermine
    La personne mais pas son aspect extérieur»
  4. voltaire says:
    La police dans un pays est l’image du régime politique dudit pays…Ses options sont celles du pouvoir en place et ses méthodes s’inspirent de ses méthodes…Sa réforme est par conséquent intimement liée à la réforme de ce gouvernement…Une révolution qui ne touche pas les structures policières,l’organisation administrative et les modes de gestion socio-économiques n’est qu’un soulèvement sans lendemain…Qu’en est-il de chez nous?A vous de juger!…Toutefois,il importe de préciser qu’une révolution est de loin plus radicale que la réforme et que celui qui aspire à une révolution ne se contente pas d’une réforme
    • justice says:
      .Excellent article…aucun changement positif ne s’operera en tunisie sans la restructuration de cet appareil repressif composé de quelques centaines de malfrats et sanguinaires
  5. www.nawaat.org says:
    RETRIEVEL says
    IL FAUT BALAYER L’APPAREIL DE LA POLICE
    ces le Min. de l’Interieure et les RCDSt qui-ils chasseront le peuple et F.Errajhi .
    et le plus dangereux les nouveaux islmistes qu-ils paye pour arrive’ au pouvoir comme sauveur apres le choas .
    ENNAHDA fait un coupie de Ayatollah Komeini qui as vole’ la REVOLUTION iranien .
    ENNAHDA et la police RCDst et autre PRO Trabelsi profite de ces chaos.
  6. Mirage2011 says:
    Tout a fait d’accord sur la nécessite d’un chantier de reforme de la police. Dans l’immédiat, il faut commencer par annoncer la couleur: la police de demain et les suites sur les actes d’hier.
    L’armée aussi doit suivre une grande reforme. Au niveau du commandement, son rôle dans la répression n’a pas été si blanc qu’on le pense. En même temps elle est sous équipe et manque d’un rôle clair dans la Tunisie de demain: modèle turque? Quelle séparation du pouvoir? Etc.
  7. @ Voltaire ;
    Bien visé . J’Ai publié un article de ce genre quand farhat rajhi a excersé ces fonctions au sein de ce ministére . l’exclusion n’est pas la solution avec ce régime policier malgré la haine que porte pour eux en particulier les big tétes … mais il faudrait un recyclage à grande echelle pour l’ensemble du systéme policier …
  8. sahli says:
    en egypte tous les tortionaire sont apelé par la justice nous les flics pourris ont pas changer leur habitude , les snipers sont porté disparue ,les politique de l ancien regime se refont une santé financiere en se faisant subventionné les diferent parti qu il cree comme si de rien etait il ont toujours leur belles maison et apartement accorder par credit jamais soldé et la douane j en parle pas eux c comme la bourse il peut y avoir une guerre ou bien meme la famine la douane au meme titre que la bourse tourne toujour donc entendant nous bien la corruption n a pas dit sont dernier mot
  9. www.nawaat.org says:
    says
    Excellent article…aucun changement positif ne s’operera en tunisie sans la restructuration de cet appareil repressif composé de quelques centaines de malfrats et sanguinaires.
  10. www.nawaat.org says:
    justice says
    Excellent article…aucun changement positif ne s’operera en tunisie sans la restructuration de cet appareil repressif composé de quelques centaines de malfrats et sanguinaires.
  11. Bernard Gadoua says:
    La prise de possession d’une maison ne se limite pas à franchir le seuil de la porte. Il faut y faire un grand ménage afin de bien s’y installer!
  12. fabiie says:
    les flics sont des voyoux,il faut en juger quelques uns pour faire peur aux autres.La police ne s ameliorera pas si on ne juge pas les plus pourris.
  13. fabiie says:
    La justice instruit les dossiers pour juger dans la legalite.Assez d instruction,le peuple reclame le jugement des responsables pourris.Personne n a ete juge jusqu a maintenant.le peuple reclame du sang…..on veut des sanctions,la justice doit etre plus expeditive,un criminel est un criminel,faut pas philosopher

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    Par Bassam Bounenni.
    Ne tournons pas autour du pot : la police tunisienne nécessite un balayage. C’est un vaste chantier qui doit s’ouvrir dans le cadre de l’édifice de l’Etat de droit et des institutions. Tourner la page, en évitant de faire la lumière sur plusieurs décennies d’abus, d’excès et de dérives portera un coup fatal au processus de normalisation entre l’appareil sécuritaire et les citoyens.
    La Tunisie de Ben Ali n’était pas uniquement mafieuse mais aussi et surtout policière. On avance le chiffre de 150 mille policiers pour une population frôlant les 11 millions d’habitants. Sans compter les indics et autres subordonnés. Jouissant d’une impunité absolue, les services de sécurité, auteurs d’abus de pouvoir et d’atrocités, échappaient régulièrement à toute forme de sanction.
    Changement, dites-vous ?
    Depuis le 14 janvier, les gouvernements transitoires successifs ont manqué de fermeté voire de volonté pour réformer cet appareil très contesté. Hormis la dissolution de la police politique et la suspension de dizaines de hauts gradés, aucune personne n’a été poursuivie en justice pour le bain de sang commis au cours de la Révolution. Pis, tout laisse à croire que les différents services du ministère de l’Intérieur n’ont toujours pas abandonné leurs vieilles pratiques. Ainsi, a-t-on enregistré la répression de plusieurs manifestations, l’agression de journalistes, des accusations de torture et de viol – comme dans le cas présumé du jeune Oussama Achouri -.
    Pourtant, des milliers d’agents sont descendus, aux les premières heures ayant suivi la chute de Zine El Abidine Ben Ali, dans les rues pour crier haut et fort leur désolidarisation avec le régime déchu, promettant au peuple de meilleurs lendemains. “Plus jamais ça”, scandaient-ils.
    Une RSS
    Mais, les bonnes intentions pourraient-elles suffire pour que l’appareil sécuritaire puisse surmonter les vieux dossiers ? Dans les phases de transition, plusieurs Etats ont opté pour la Réforme du système de sécurité (RSS). Fondée sur des principes précis, à savoir la responsabilisation, la transparence, l’égalité, la protection des civils, les normes démocratiques et le respect des droits humains, cette formule vise, à long terme, à faire de la sécurité un domaine de droit et une garantie pour une citoyenneté responsable. Cela étant, le concept de “sécurité” ne concerne pas simplement les institutions centrales, mais s’étend aux tribunaux, au système pénitentiaire ainsi qu’aux organes de contrôle civil, tels que le parlement. La RSS devient, alors, la pierre angulaire de la bonne gouvernance.
    Certains pays ont même dépassé le concept de réformé pour parler de transformation des services de sécurité. En Afrique du Sud, la police avait pour mission de défendre le système politique de l’apartheid qui assurait la domination blanche, contre les mouvements de libération de la majorité noire. Mais avec la fin de l’apartheid et les premières élections démocratiques de 1994, le principe de transformation a mené la police à faire de la sécurité de la population et de la protection des libertés sa préoccupation primordiale.
    Fin de l’impunité
    Tout cela pour dire que pour promouvoir la bonne gouvernance et la primauté du droit et le respect des droits de l’Homme, il est essentiel de mettre en place un système de sécurité efficace et responsable ainsi qu’un système de justice impartial et accessible dans un Etat fragile, des suites de plusieurs décennies d’autoritarisme.
    Mais, avant cela, force serait de faire la lumière sur les antécédents des services de sécurité, véritable Etat dans l’Etat, voire l’Etat au sein du non-Etat.
    Car, l’impunité ne ferait qu’attiser les tensions entre la police et les citoyens. “Non à la chasse aux sorcières”, avertissent certains. Mais, pour d’autres, il s’agit de panser des plaies. De chercher justice. Il y va, d’ailleurs, dans l’intérêt des services de sécurité. Car, ce que retiendront les annales de l’Etat policier de Ben Ali n’est pas des moindres.
    L’alibi du vide sécuritaire
    Toutefois, cette œuvre est semée d’embuches. Des caciques de Ben Ali sont toujours influents ou jouissent de l’indifférence des différentes instances d’investigation. Ajoutons à cela le rôle douteux des médias qui banalisent, d’une part, les crimes commis par la police contre le peuple tunisien, et brandissent, d’une autre part, la menace exagérée du vide sécuritaire. Les partis politiques n’étant pas impliqués dans la restructuration de l’appareil sécuritaire, contribuent, quant à eux, à la dépolitisation du dossier. Pourtant, il s’agit bel et bien d’une question cruciale pour la consolidation de vraies et solides pratiques démocratiques.
    L’aboutissement de la Révolution tunisienne passe, donc, inévitablement par un processus juridictionnel, afin de juger les criminels de la police à leur juste valeur, sans concessions, ni surenchères. Et, partant, reconfigurer la doctrine de l’appareil, dans le strict respect des principes fondamentaux de l’Etat de droit et des institutions.

    Comments (16)

    1. Rafik Zakar says:
      il y a aussi beaucoup de tunisiens citoyens qui doivent etres severement punis
      • Peritotime says:
        Sans même aller jusqu’à la prison. Une large part de la police devrait être mise à la porte.
        Bien sûr cela créerait des chômeurs et donc aussi pas mal de voleurs.
        Mais pour la sécurité pubique, il vaut mieux que les gens à problèmes soient sans uniformes et laissent travailler ceux qui en ont envie.
    2. Rafik Zakar says:
      il y a aussi beaucoup de tunisiens citoyens qui doivent etres severement punis
    3. A tunisian patriot says:
      Le droit d’être toi-même
      Le droit d’être toi-même
      Tu as le droit d’exprimer tes propres idées
      Et de penser,
      Le droit de dénoncer l’injustice
      De récrire l’histoire des révisionnistes,
      Et à lire la poésie engagée
      De composer n’importe quelle mélodie
      Et de scander pour la justice et la liberté
      Oui, tu as le droit de t’associer avec n’importe qui
      Le droit de protester
      Contre n’importe quelle tyrannie,
      Et d’abolir l’état policier
      De lutter pour ta dignité
      Et d’être fier de ton identité…
      «Le caractère de l’intérieur qui détermine
      La personne mais pas son aspect extérieur»
    4. voltaire says:
      La police dans un pays est l’image du régime politique dudit pays…Ses options sont celles du pouvoir en place et ses méthodes s’inspirent de ses méthodes…Sa réforme est par conséquent intimement liée à la réforme de ce gouvernement…Une révolution qui ne touche pas les structures policières,l’organisation administrative et les modes de gestion socio-économiques n’est qu’un soulèvement sans lendemain…Qu’en est-il de chez nous?A vous de juger!…Toutefois,il importe de préciser qu’une révolution est de loin plus radicale que la réforme et que celui qui aspire à une révolution ne se contente pas d’une réforme
      • justice says:
        .Excellent article…aucun changement positif ne s’operera en tunisie sans la restructuration de cet appareil repressif composé de quelques centaines de malfrats et sanguinaires
    5. www.nawaat.org says:
      RETRIEVEL says
      IL FAUT BALAYER L’APPAREIL DE LA POLICE
      ces le Min. de l’Interieure et les RCDSt qui-ils chasseront le peuple et F.Errajhi .
      et le plus dangereux les nouveaux islmistes qu-ils paye pour arrive’ au pouvoir comme sauveur apres le choas .
      ENNAHDA fait un coupie de Ayatollah Komeini qui as vole’ la REVOLUTION iranien .
      ENNAHDA et la police RCDst et autre PRO Trabelsi profite de ces chaos.
    6. Mirage2011 says:
      Tout a fait d’accord sur la nécessite d’un chantier de reforme de la police. Dans l’immédiat, il faut commencer par annoncer la couleur: la police de demain et les suites sur les actes d’hier.
      L’armée aussi doit suivre une grande reforme. Au niveau du commandement, son rôle dans la répression n’a pas été si blanc qu’on le pense. En même temps elle est sous équipe et manque d’un rôle clair dans la Tunisie de demain: modèle turque? Quelle séparation du pouvoir? Etc.
    7. @ Voltaire ;
      Bien visé . J’Ai publié un article de ce genre quand farhat rajhi a excersé ces fonctions au sein de ce ministére . l’exclusion n’est pas la solution avec ce régime policier malgré la haine que porte pour eux en particulier les big tétes … mais il faudrait un recyclage à grande echelle pour l’ensemble du systéme policier …
    8. sahli says:
      en egypte tous les tortionaire sont apelé par la justice nous les flics pourris ont pas changer leur habitude , les snipers sont porté disparue ,les politique de l ancien regime se refont une santé financiere en se faisant subventionné les diferent parti qu il cree comme si de rien etait il ont toujours leur belles maison et apartement accorder par credit jamais soldé et la douane j en parle pas eux c comme la bourse il peut y avoir une guerre ou bien meme la famine la douane au meme titre que la bourse tourne toujour donc entendant nous bien la corruption n a pas dit sont dernier mot
    9. www.nawaat.org says:
      says
      Excellent article…aucun changement positif ne s’operera en tunisie sans la restructuration de cet appareil repressif composé de quelques centaines de malfrats et sanguinaires.
    10. www.nawaat.org says:
      justice says
      Excellent article…aucun changement positif ne s’operera en tunisie sans la restructuration de cet appareil repressif composé de quelques centaines de malfrats et sanguinaires.
    11. Bernard Gadoua says:
      La prise de possession d’une maison ne se limite pas à franchir le seuil de la porte. Il faut y faire un grand ménage afin de bien s’y installer!
    12. fabiie says:
      les flics sont des voyoux,il faut en juger quelques uns pour faire peur aux autres.La police ne s ameliorera pas si on ne juge pas les plus pourris.
    13. fabiie says:
      La justice instruit les dossiers pour juger dans la legalite.Assez d instruction,le peuple reclame le jugement des responsables pourris.Personne n a ete juge jusqu a maintenant.le peuple reclame du sang…..on veut des sanctions,la justice doit etre plus expeditive,un criminel est un criminel,faut pas philosopher

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