lundi 9 mai 2011

TUNISIE/ DOSSIER DE LA CORRUPTION (1)

Ridha Lahmar
Affairisme couvert et soutenu par le Pouvoir déchu Durant vingt-trois ans le pouvoir politique a couvert, soutenu et favorisé les detournements de fonds publics, malversations et prises de contrôle d’entreprises nationales privatisables de façon illégale et à prix symbolique au profit des parents et beaux-parents de Ben Ali. Les banques publiques ont été contraintes d’accorder des prêts faramineux, sans garanties ni limites à des proches de Leïla Ben Ali pour piller les derniers publics moyennant des tours de passe-droit et passe-passe. Les terres domaniales et les terrains des sociétés nationales ont été usurpées au profit de Belhassen Trabelsi et de Sakher El Materi. Enrichissement abusif et vertigineux d’une minorité de privilégiés, aux dépens de la communauté et de l’économie nationales. Aucun secteur n’a été épargné : hôtellerie et tourisme, télécommunications et Médias, Transport aérien, grande distribution, concessions-autos, promotion immobilière. Train de vie d’un luxe tapageur et provocateur vis-à-vis démunis ont provoqué la révolution du peuple. Les abus ont une fin, sachons récupérer ce qui en reste et tirer la leçon pour l’Avenir. Favoritisme et percée dans la grande distribution Le premier hypermarché implanté en Tunisie, Carrefour, à proximité de la ville de la Marsa, soit dans un site urbain dans lequel il a été installé est logiquement et juridiquement une infraction à la réglementation en vigueur relative à “l’immobilier commercial”, est soumise à un agrément de l’Administration sous forme de dérogation spéciale qui a été obtenue séance tenante grâce à l’intermédiation de Slim Chiboub, encore lui, apparente au promoteur d’Ulysse distribution, moyennant éventuellement une rémunération juteuse hors TVA. En effet la réglementation impose une implantation hors périmètre communal, distante au minimum de 5 kms à partir des limites du périmètre communal avec financement approprié des infrastructures de raccordement. Or Carrefour est au centre de la ville. Même la bretelle autoroutière pour desservir Carrefour qui a coûté 5 millions de DT a été financée par l’Etat à concurrence de 2,5MD afin de permettre aux clients et fournisseurs de Carrefour d’accéder à l’hypermarché sans bouchons routiers. Le permis de bâtir que le Conseil Municipal de la Marsa se “faisait tirer l’oreille” à accorder et avait exprimé des scrupules pour le délivrer, a été obligé de le faire sous la pression de Ben Ali. Cette opération s’est soldée par la suspension du Conseil municipal élu par la population et le Maire de la Marsa à l’époque “Hamaïed Belkhodja

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