Dans quelle mesure la structure et le volume de l’épargne sont-ils adaptés au fonctionnement de l’économie ?
Avis client: non évalué
Sommaire
- Relation entre volume d'épargne et croissance
- Le double bénéfice du niveau d'épargne sur la croissance
- La nécessité de rechercher le ''juste niveau'' d'épargne
- Relation entre structure de l'épargne et croissance
- Les mérites macroéconomiques de l'épargne
- D'importants défis structurels à relever
Résumé de l'exposé
L’épargne est la fraction du revenu qui n’est pas attachée à la consommation immédiate, c’est la partie du revenu qui ne se détruit pas immédiatement et peut être assimilée dans divers cas à un placement dans une banque, à une thésaurisation ou à un investissement. L’épargne est déterminée par le revenu : sa part dépend de ce que les agents dépendent en consommation courante. Aussi, si un agent se voit dans l’impossibilité de satisfaire sa consommation sans passer par des emprunts, il n’épargnera pas.
La première considération pour appréhender l'épargne est celle de l'identité des épargnants. Le sens commun assimile en effet trop rapidement les épargnants aux ménages. Or, les ménages sontloin d'être les seuls épargnants. Les entreprises, les administrations ou encore les associationsépargnent également. La différence entre l’épargne et la consommation fait l'objet de conventions qui, comme toutes les conventions, peut prêter à discussion.
Le rôle premier de l’épargne, celui de - « financer l'économie nationale » - a perdu beaucoup de sa pertinence du fait de la mondialisation, du développement des marchés financiers et de l'implosion des systèmes de protection sociale. Elle continue pourtant à servir de base aux politiques menéesdans ce domaine.
En réalité, aujourd'hui, le vrai rôle de l'épargne est de permettre aux ménages de lisser leur consommation dans le temps et de se prémunir contre les risques personnels et professionnels. Ce décalage provoque des distorsions et des biais - mauvaise allocation des actifs, préférence excessive pour le court terme, insuffisance de rendement - nuisibles aussi bien aux épargnants qu'à l'ensemble de l'économie.
La première considération pour appréhender l'épargne est celle de l'identité des épargnants. Le sens commun assimile en effet trop rapidement les épargnants aux ménages. Or, les ménages sontloin d'être les seuls épargnants. Les entreprises, les administrations ou encore les associationsépargnent également. La différence entre l’épargne et la consommation fait l'objet de conventions qui, comme toutes les conventions, peut prêter à discussion.
Le rôle premier de l’épargne, celui de - « financer l'économie nationale » - a perdu beaucoup de sa pertinence du fait de la mondialisation, du développement des marchés financiers et de l'implosion des systèmes de protection sociale. Elle continue pourtant à servir de base aux politiques menéesdans ce domaine.
En réalité, aujourd'hui, le vrai rôle de l'épargne est de permettre aux ménages de lisser leur consommation dans le temps et de se prémunir contre les risques personnels et professionnels. Ce décalage provoque des distorsions et des biais - mauvaise allocation des actifs, préférence excessive pour le court terme, insuffisance de rendement - nuisibles aussi bien aux épargnants qu'à l'ensemble de l'économie.
[...] Autres exemples, les déficits jumeaux des États-Unis sont pratiquement une constante de l’histoire économique contemporaine de ce pays. Mais, alors qu’hier le financement de ces déficits était un financement Nord-Nord, il est devenu majoritairement aujourd’hui un financement Nord-Sud, avec le développement des pays émergents et la montée en puissance des économies de la Chine et de l’Inde. 2) Epargne et dynamisme entrepreneurial L’épargne est également associée – avec raison – au dynamisme entrepreneurial, comme l’illustrent les nombreux mérites de l’épargne en action. [...]
[...] Dans quelle mesure le volume et la structure de l’épargne sont-ils adaptés au fonctionnement de l’économie ? C’est la question à laquelle nous tenterons de répondre en analysant successivement la relation entre le volume d’épargne et la croissance, puis entre la structure de l’épargne et la croissance. I. Relation entre volume d’épargne et croissance A. Le double bénéfice du niveau d’épargne sur la croissance 1) L’épargne assimilée à la consommation future (thèse néoclassique) L’analyse classique de l’épargne débute au XVIIIe siècle avec la loi de l’économiste français Jean-Baptiste Say qui affirme que, par le jeu du « taux d'intérêt », taux objectif d'échange entre le présent et le futur, l'épargne est entièrement placée. [...]
[...] La solution serait alors pour eux un recours aux transferts d'épargne (on parle alors de croissance transmise), mais il ne faut pas négliger le fait que c'est bien l'épargne domestique le ressort essentiel du processus de développement. Dans cette perspective les circuits de financements de l'économie sont très importants, notamment le circuit bancaire, c'est en effet eux qui permettent la mobilisation de l'épargne. Comme nous avons pu le voir précédemment, l'investissement doit être financé par une épargne spontanée des agents qui renoncent alors à une consommation immédiate. [...]
[...] De même en ce qui concerne le prix de l'épargne et ses variations (le taux d'intérêt créditeur). Si personne n'est totalement gagnant ou perdant, il demeure que certains perdent moins qu'ils ne gagnent et vice versa. Cela dépend des différences structurelles de l’épargne résultant du comportement des épargnants. On ne peut pas alors parler d'épargnant moyen. Il faut se pencher alors sur les différentes orientations structurelles prises. 2) La difficulté d’orientation de l’épargne Les particuliers peuvent choisir pour leur épargne un placement à plus ou moins long terme. Le placement à long terme est-il un sacrifice? [...]
[...] Dans quelle mesure la structure et le volume de l’épargne sont-ils adaptés au fonctionnement de l’économie ? L’épargne est la fraction du revenu qui n’est pas attachée à la consommation immédiate, c’est la partie du revenu qui ne se détruit pas immédiatement et peut être assimilée dans divers cas à un placement dans une banque, à une thésaurisation ou à un investissement. L’épargne est déterminée par le revenu : sa part dépend de ce que les agents dépensent en consommation courante. [...
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